• Manifestations scientifiques,

Colloque international «Paris, Mário de Sá-Carneiro et les autres»

Publié le 31 mars 2016 Mis à jour le 13 janvier 2017

Organisé par le CRIMIC - EA 2561 de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), le CRILUS – EA 369 de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense, le lectorat de Portugais de l’Université Saint-Denis/Paris 8 et la Chaire Lindley Cintra- Paris Nanterre de Camões, I.P. en partenariat avec la Maison du Portugal-André de Gouveia, la délégation en France de la Fondation Calouste Gulbenkian et Parfums de Lisbonne - festival d'urbanités croisées entre Lisbonne et Paris.

Date(s)

du 14 avril 2016 au 15 avril 2016

le 14 avril : de 9h30 -19h

le 15 avril : de 9h30- 18h 

Lieu(x)
le 14 avril 2016  à la délégation en France de la Fondation Calouste Gulbenkian 
39, bd. De la Tour-Maubourg, 75007 Paris

Le 15 avril 2016 à l’Université Paris Sorbonne 1, rue Victor Cousin 75005 Paris
Salle J636 (escalier G / 3e étage).

 « Il meurt jeune, celui qui est aimé des Dieux ». C’est par ces mots, puisés dans la tradition classique, que Fernando Pessoa, poète de la modernité par excellence, débutera l’éloge funèbre publiée après le suicide, à Paris, de Mário de Sá-Carneiro (Lisbonne 1890 - Paris 1916). Malgré sa courte vie, cet écrivain aura produit une œuvre qui, bien qu’encore influencée par le Symbolisme et le Décadentisme finissants, est un des jalons de la modernité au Portugal.

Le présent colloque vise donc à commémorer le centenaire de la mort du poète, mais surtout à montrer comment les courants artistiques du Paris Belle Époque ont définitivement marqué l’écrivain. Ayant passé quatre années dans la capitale française, entrecoupées de courts séjours au Portugal, Mário de Sá-Carneiro se montre perméable aux nouveautés littéraires, certes, mais aussi à la peinture cubiste, futuriste, et à l’univers du music-hall au féminin. Ce sont ces nouveautés qu’il partagera avec ses amis restés à Lisbonne, Fernando Pessoa tout particulièrement, jouant ainsi un rôle de passeur culturel, dont la revue Orpheu sera l’exemple le plus abouti, revue où convergent toutes les nouvelles sensibilités, où les « yeux fardés de Nouveau » sont des « yeux futuristes », « cubistes », « intersectionnistes » (« Manucure »).

Cependant, Mário de Sá-Carneiro ne sera pas le seul à venir chercher le « vernis parisien » (« Manucure »). On pourrait même dire que le Paris du début du XXe siècle est l’autre capitale de la modernité portugaise. En effet, de grands noms de la culture lusitanienne de l’époque y séjournent : les peintres Amadeo de Souza Cardoso, Santa Rita Pintor, Eduardo Viana, José Pacheco, Francisco Smith, Mily Possoz, pour ne citer qu’eux, le caricaturiste Leal da Câmara, les écrivains Aquilino Ribeiro ou Justino de Montalvão, sans compter des auteur.e.s oublié.e.s tel.le.s que Xavier de Carvalho, le vicomte de Villa-Moura, Virgínia de Castro e Almeida ou Olga de Morais Sarmento, le compositeur Francisco de Lacerda ou la violoncelliste Guilhermina Suggia.

Ainsi, profitant de l’exposition Amadeo de Souza Cardoso au Grand Palais, une partie du colloque sera consacrée à rapprocher la littérature d’autres formes artistiques : peinture et musique.

Une attention particulière sera portée aux créatrices ayant étudié, vécu, travaillé ou séjourné à Paris à l’époque du poète, afin de mettre en lumière des femmes oubliées par la tradition critique, encore aujourd’hui peu sensible à une « herstory ».

 Les langues de travail seront le français et le portugais.

 Lignes de lecture :

  1. Re-lectures de l’œuvre de Mário de Sá-Carneiro.
  2. Relations entre la production de l’écrivain et le Paris Belle Époque.
  3. Mário de Sá-Carneiro et les avant-gardes françaises.
  4. Artistes portugais ayant vécu et produit dans le Paris Belle Époque.
  5. Paris et les femmes artistes oubliées.
  6. Relations entre la littérature portugaise et les avant-gardes artistiques françaises.
  7. Dialogues culturels entre le Portugal et le Paris Belle Époque.
Comité d’organisation :

Maria Araújo (Université Paris-Sorbonne, Paris IV)

Fernando Curopos (Université Paris-Sorbonne, Paris IV)

Graça Dos Santos (Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

José Manuel Esteves  (Université Paris Ouest Nanterre La Défense, Camões, I.P.)

Ana Paixão (Université Saint-Denis Paris 8, Camões, I.P, Maison du Portugal-André de Gouveia)


Vous retrouverez le programme détaillé en pièce jointe

Mis à jour le 13 janvier 2017